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C’est l’été et certains d’entre vous auront la chance de fréquenter les plages de notre littoral, de nager, peut-être de waxer leur planche et de surfer, et en tous cas s’enduiront de crème solaire, en ayant, on l’espère, suivi les conseils écoresponsables de Made Nature !
Le sable, la mer, l’océan, bref la nature… mais la pollution aussi malheureusement…

Tout le monde a en tête des images des mers de plastique qui dérivent à la surface de nos océans. En réalité, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg car le fond des océans héberge environ 94% de ces microparticules de plastique.

Quel rapport entre ces débris de plastique et nos vêtements de sport ?

Ce sont les matières utilisées pour concevoir la plupart de nos tee-shirts de running, maillots de bain, vestes de ski ou polaires, etc.
En effet, ces matières, principalement composées de polyester et de nylon, sont des plastiques issus du pétrole brut.

Elles rejettent dans la nature des microparticules qui échouent dans les océans, s’y accumulent, pour ensuite finir leur course dans l’organisme de ses habitants (poissons, tortues…), puis dans nos verres, nos assiettes et donc nos organismes.

L’impact environnemental des microplastiques est conséquent, cependant, il existe des solutions : Made Nature fait le point sur cette pollution – son importance, sa nature, ses causes – et vous propose des alternatives écoresponsables pour vous aider à limiter votre impact.

La pollution aux microplastiques en 3 questions : combien, quoi, pourquoi ?

1) Combien ?

Environ 360 millions de tonnes de plastique ont été produits en 2019 (source : www.plasticseurope.org), dont un tiers sont des emballages, et cette production, malheureusement exponentielle, devrait atteindre 700 millions de tonnes en 2030.

Chaque année, environ 8 millions de tonnes supplémentaires de microplastiques se retrouvent dans les océans. La « soupe plastique » flottant à la surface ne représentant que moins 1 % du total, imaginez donc ce qui s’est accumulé dans les profondeurs…

En plus de polluer visuellement, les microplastiques s’accumulent dans tous les organismes vivants et provoquent des maladies allant de l’infertilité aux cancers. En effet ils sont très volatiles et se retrouvent dans l’air que nous respirons, dans la nourriture et l’eau que nous absorbons.

2) Qu’est-ce qu’un microplastique? De quoi parle-t-on exactement ?

Il n’existe à ce jour pas de définition internationale et les différentes études et rapports à leur sujet diffèrent. Néanmoins on s’accorde aujourd’hui à dire qu’un microplastique est une particule synthétique dont la taille varie de 1 micron à 5 millimètres, et que son origine peut être primaire ou secondaire.

  • Les microplastiques d’origine primaire sont des objets en plastique fabriqués intentionnellement avec cette taille entre 1 micron et 5 millimètres. Ils seraient responsables d’environ 10% des plastiques rejetés dans les océans. Ce sont par exemple les micro-billes des exfoliants ou tous les produits chimiques dérivés du pétrole qui entrent dans la composition de nos produits de beauté, notamment des crèmes solaires.
  • Les microplastiques d’origine secondaire sont quant à eux responsables de 90% de cette pollution : ce sont des débris (entre 1 micron et 5 millimètres) provenant d’objets en plastique de taille quelconque qui se sont dégradés. Ces objets peuvent être une bouteille d’eau, une chaussure de running, un flacon de gel douche ou un sac d’emballage.

3) Quel est l’impact des vêtements de sport dans la pollution microplastique ?

On considère que l’industrie textile est la deuxième industrie responsable de cette pollution aux microplastiques, les autres secteurs hautement mis en cause étant l’automobile (avec les pneus et les marquages routiers) et la poussière urbaine.

Mais pourquoi nos vêtements de sport sont-ils concernés par ce problème ?
La pollution environnementale aux microplastiques provenant des textiles a trois origines principales :

  1. La production elle-même :

De nombreuses étapes sont nécessaires pour passer du pétrole à votre vêtement ou chaussure de sport (fabrication du fil, tissage ou tricotage, traitements divers). Chacunes d’entre elles génère des surplus, du gaspillage, des matériaux de « second choix », et le recyclage est aujourd’hui balbutiant ;

  1. L’utilisation de nos vêtements et chaussures de sport :

À cause des frottements dûs au port de nos vêtements (pensez au mouvement de balancier de vos bras, au frottement de votre sac à dos sur vos épaules et votre dos, par exemple), des microparticules de polyester ou de nylon (donc de plastique) sont libérées dans l’air.

  1. Le lavage de nos articles de sport :

L’utilisation de la machine à laver et du sèche linge est génératrice d’une pollution importante aux microplastiques. En effet, l’action mécanique, entre autres, « abîme » nos vêtements et les microplastiques contaminent les eaux usées rejetées. Une veste polaire neuve libère ainsi 700 000 microfibres lors de son premier lavage !

Face à ce constat alarmant, que peut-on faire ? Comment protéger notre écosystème ? Made Nature vous livre quelques pistes pour un choix et une utilisation écoresponsables.

3 alternatives pour réduire votre impact environnemental lié aux vêtements de sport

1) Un entretien plus écologique

  • De nombreuses études indépendantes ont montré qu’une machine à laver à chargement par le dessus provoque la libération de 3 fois plus de microfibres qu’une machine à laver à chargement frontal. De plus, les lessives sous forme de poudre ou de tablettes sont également plus nocives que les lessives liquides.

=> Remplir à 100% sa machine à chargement frontal et utiliser de la lessive liquide est donc un grand premier pas !

  • Il existe des petits sacs filtrants les microfibres, très efficaces, dans lesquels vous pouvez placer vos vêtements de sport et éviter ainsi de polluer les eaux usées : n’hésitez pas à les utiliser, il est facile de s’en procurer via internet.
  • Equiper soi-même sa machine à laver de filtre paraît être une bonne solution, mais reste techniquement compliqué. A quand l’obligation pour les constructeurs d’ajouter un filtre?  Et quant au séchage, que dire des frictions mécaniques engendrées par les sèche-linges qui encombrent les filtres de microfibres de manière indécente ?

=> Les vêtements en matières synthétiques, donc plastiques, sortant quasiment secs des machines à laver, vous pouvez éviter l’étape sèche-linge.

Made Nature vous conseille donc non seulement de laver mieux mais également de laver moins.

En effet, la plupart des vêtements de sport en polyester ou polyamide portés à même la peau reçoivent un traitement anti-odeur et/ou anti-bactérien : ces traitements performants permettent d’éviter de laver le vêtement après chaque utilisation. Profitez-en !

2) Une consommation plus raisonnée

Ré-utiliser, réparer, recycler… Si vous êtes lecteur assidu du blog de Made Nature, vous connaissez ce mantra lié au cycle de vie des produits et à un comportement écoresponsable : mieux consommer en consommant moins, en faisant le choix d’articles plus durables, dont la fin de vie est imaginée dès la conception.

=> Par exemple, choisissez des vêtements en 100% polyester, si possible lui-même recyclé, qui seront facilement recyclables, puisqu’étant mono-matières.

Les initiatives pleuvent et de plus en plus de marques proposent des articles de sport en polyester recyclé (à partir de bouteilles plastiques principalement), en nylon recyclé (à partir de filets de pêche usagés récupérés en mer), en bio-plastiques fabriqués à partir de plantes, en mélange avec du polyester recyclé…

Mais agir en amont et limiter la fabrication de plastiques à partir de pétrole, ne serait-ce pas la meilleure manière de lutter contre la pollution aux microplastiques ?

3) Remplacer les matériaux synthétiques par des matériaux naturels

Pour aller plus loin encore, il existe de nombreuses alternatives naturelles aux matériaux plastiques pour nos vêtements de sport.

  • La laine, naturellement anti-bactérienne (pas besoin de traitement additionnel), qui absorbe la vapeur d’eau et qui isole à la fois de la chaleur et du froid (même mouillée) est une excellente réponse au polyester ou au nylon en première couche. De plus, la laine européenne a la vent en poupe !
  • Le lin et le chanvre, plus résistants que le coton, naturellement respirants et thermo-régulateurs, sont également des alternatives intéressantes. De plus, le lin offre un toucher frais et sèche rapidement. Quant au chanvre, il est naturellement anti-bactérien et anti-UV. Les producteurs de lin français relancent d’ailleurs activement leur filière actuellement.

Bref, des solutions naturelles existent, en production européenne, pour remplacer les matières synthétiques et limiter la pollution. Alors laissez-vous tenter lors de vos futurs achats!

La pollution aux microplastiques due au textile n’est donc pas une fatalité même si elle doit être résolue en amont : en effet, les microplastiques sont impossibles à supprimer une fois dans l’océan…

C’est d’ailleurs devenu le nouveau cheval de bataille de l’industrie textile, qui se mobilise fortement pour offrir des solutions durables et écoresponsables aux sportifs qui se veulent respectueux de leur santé et de leur environnement.

C’est pourquoi Made Nature sélectionne pour vous des crèmes solaires minérales, des vêtements de sport et chaussures en matière recyclées et en matières naturelles

Nous continuerons également à vous informer sur les nouvelles alternatives, à la fois techniques et écoresponsables, aux matières synthétiques.

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